23.06.2010
L'ex-pilote de F1 Olivier Panis épaulera Natacha Gachnang
Natacha Gachnang fera son entrée dans le championnat du monde FIA GT1 avec un coéquipier de poids: l'ancien pilote de Formule 1 Olivier Panis remplace Cyndie Allemann sur la Ford GT.
L'équipage 100% féminin suisse sur la Ford GT Matech, c'est fini: alors que Natacha Gachnang va enfin pouvoir faire son entrée dans le championnat du monde FIA GT1, c'est sa coéquipière Cyndie Allemann, en panne de budget, qui débarque!
Cyndie Allemann qui a fait la première partie de la saison, ne la terminera pas "pour des raisons de planning personnel et professionnel", précise le communiqué de Matech. "Un problème de budget est apparu", précise pour sa part Natacha Gachnang.
Exit donc la jolie Prévôtoise après seulement deux courses sur la Ford GT (1000 KM de Spa, avec une troisième place en GT1, et 24 Heures du Mans).
Mais Natacha Gachnang n'y perdra pas forcément au change, du moins lors de la prochaine manche du championnat, le 4 juillet sur le circuit Paul Ricard au Castellet, près de Toulon.
Ce sera en effet Olivier Panis qui l'épaulera sur la Ford No6. L'ancien pilote de Formule 1 (Ligier, Toyota) devenu spécialiste des courses d'endurance (il était sur Peugeot lors des dernières 24 Heures du Mans) fera ses débuts en GT1. Un "débutant" de luxe: "Martin Bartek voulait un pilote d'expérience", commente sa future coéquipière.
Quant au principal intéressé, il se dit "très heureux de participer à ce meeting au sein du Team Matech Compétition, un team professionnel avec de beaux résultats cette saison. Le circuit du Castellet m'a toujours apporté beaucoup de plaisir, c'est ici que je me suis assis pour la première fois dans une monoplace et que j'ai disputé de nombreuses courses. Mais ce sera une nouveauté pour moi de partager mon baquet avec une femme, Natacha Gachnang, qui fait preuve d'une grande détermination."
Débuts en AutoGP
En attendant, Natacha Gachnang va regoûter ce week-end aux joies de la monoplace: intégrée au Charouz Gravity Racing (une des meilleures filières en monoplace) elle participera à la troisième des six manches du nouveau championnat AutoGP (l'ex-championnat Euro-Formula 3000, qui a récupéré les voitures du championnat A1GP) sur le circuit de Spa-Francorchamps.
Pas trop difficile de prendre le train en marche? "Je n'ai plus roulé dans cette voiture depuis mes tests en mars à Brno, concède Natacha. Mais ça ne va pas être un problème. Je vais essayer de rouler au niveau des plus rapides; c'est toujours le but."
Elle trouvera sur sa route un autre débutant dans la série: Romain Grosjean courra dans l'écurie DAMS, la principale rivale de Gravity... Duel à suivre!
Le Mans: si c'est à refaire...
Il y a dix jours, les 24 Heures du Mans se terminaient pour Natacha dans une voiture en feu au bout de la ligne droite des Hunaudières. Comment a-t-elle digéré son aventure mancelle?
"Une super-expérience! Mise à part la déception de ne pas être allée au bout, ça a été grandiose. J'ai vécu des choses extraordinaires au cours d'une semaine très chargée en émotions et en boulot. Si l'occasion se représente, je n'hésiterai pas!"


Les 24 Heures du Mans, côté pile: la parade des pilotes, la veille de la course au centre-ville du Mans.
Et le côté face, en quatre captures d'écran: l'abandon de Natacha, voiture en feu.




18:28 Ecrit par Fridolin Wichser dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : natacha gachnang, 24 heures du mans, sport automobile, olivier panis, ford gt, matech
13.06.2010
Triplé et record: Audi bat même la Porsche 917
L'ogre Audi remporte donc son duel avec Peugeot par KO, rafle tout le podium et établit le nouveau record absolu de la distance, effaçant des tabelles celui des mythiques Porsche 917 il y a quarante ans.
Sur l'Audi R15+ No 9, Timo Bernhard, Romain Dumas et Mike Rockenfeller ont effectué 397 tours de circuit, soit une distance de 5410,724 kilomètres. Ce record de distance absolue efface les 5335,313 km de la mythique Porsche 917 en 1971. Précision importante: depuis, le circuit a été tronçonné par quatre chicanes et deux portions sinueuses pour casser la vitesse...
Un Suisse sur le podium
Le Suisse Marcel Fässler est monté sur la deuxième marche du podium avec ses coéquipiers de la R15 No 8, André Lotterer et Benoît Tréluyer.
"Seulement" troisième avec Allan McNish et Rinaldo Capello, le recordman absolue en victoires au Mans (huit) Tom Kristensen regrettera longtemps ce dépassement raté d'un attardé qui l'a envoyé dans le bac à gravier hier soir. Il a perdu deux tours à se dégager. Exactement ce qui lui manque aujourd'hui pour signer cet autre record historique...
Disputée par des conditions idéales (temps sec, mais frais) cette quatrième manche du duel Audi - Peugeot a tenu toutes ses promesses. Lancés dans un impressionnant bras de fer, les sept équipages ont mené la course à un rythme d'enfer (plus de 225 km/h de moyenne, arrêts compris).
A avoir voulu garder le contact, les concurrents d'Audi ont perdu des plumes. Brillantes jusqu'au matin, les Aston-Martin ont défailli dans l'après-midi. 28 concurrents ont abandoné, les 28 qui ont vu l'arrivée ne seront pas forcémernt classés (distance insuffisante).
Mais c'est surtout Peugeot qui subit un véritable désastre, perdant ses quatre voitures sur casse mécanique (la 908 Oreca a cédé à une heure de l'arrivée).
Une humiliation qui met en lumière l'expérience de leurs rivaux allemands, dont les R15 sont moins rapides sur un tour que la 908.
Au Mans, il faut d'abord être à l'arrivée
Surprise en Grand-Tourisme: rarement les deux catégories n'ont été si riches, avec onze marques différentes, souvent représentées par des écuries d'usine.
Eh bien, le GT1 récompense finalement la vieille Saleen sur laquelle personne n'aurait parié. Et en GT2, c'est une "bonne vieille" Porsche 911 qui renvoie Corvette, Ferrari, BMW et autres Jaguar et Aston Martin à leurs études.
La bérézina des Suisses
De quoi susciter bien des regrets dans le camps suisse. Avec deux écuries et dix pilotes, on se retrouvait à la grande époque des Siffert, Muller et autres scuderia Filipinetti.
Côté écuries, les deux équipes reviennent bredouilles. Se voulant de sérieux challengers dans la catégorie officieuse des prototypes à moteurs à essence, le team Rebellion (ex- Speedy - Sebah) n'a pu faire briller que la carrosserie de leurs splendides Lola. Manquant de puissance pour faire un temps aux essais, les deux voitures ont manqué de fiabilité pour finir la course. Pas de quoi faire briller Neel Jani et Nicolas Prost.
Un peu d'inexpérience, énormément de poisse: en faisant revenir au Mans la mythique Ford GT (même sous forme de réplique et dans une autre catégorie) et en constituant le premier équipage 100% féminin suisse, Matech Competition a réussi un très joli coup médiatique. L'équipe a les moyens, mais les "Matech girls" Natacha Gachnang, Cyndie Allemann et Rahel Frey n'ont pas eu le temps de montrer leur valeur, la Ford prenant feu avant même le coucher du soleil. A bord de la deuxième voiture, Romain Grosjean et Jonathan Hirschi, associés à l'Allemand Thomas Mutsch, menaient résolument en GT1 avant que la voiture ne se fasse casser par un concurrent de passaqe.
Enfin, le Genevois Harold Primat a perdu ses chances de bon classement lorsque son Aston Martin a eu un coup de chaleur à midi. La réussite de Marcel Fässler prend presque figure d'arbre qui cache la forêt.
16:06 Ecrit par Fridolin Wichser dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 24 heures du mans, sport automobile, endurance, audi, peugeot, porsche 917, record, historique, natacha gachnang
Wurz et Peugeot, héros malheureux de cette édition
"Le Mans, c'est rien que du bonheur!" disait Natacha avant le départ. Ce week-end, 250 000 personnes lui ont donné raison en consacrant les 36 heures les plus fatigantes de l'année.
Mais Le Mans, ça peut aussi être du sang et des larmes. Du sang, il y en a de moins en moins. Le sport automobile est dangereux. Les Anglais affichent cette devise à l'entrée de leurs circuits. Mais la sécurité active (les voitures) et passive (l'aménagement du circuit) est devenue telle que, hormis contusions et commotion, les pilotes se tirent bien de leurs sorties de piste.
Riche en sorties de route et autres cabriole, cette édition 2010 confirme le fait. Nigel Mansell, Natacha et les autres qui ont vu leur voiture leur échapper s'en tirent sans blessure.
Par contre, des larmes, il y en a beaucoup eu. Tout abandon est injuste au regard de l'énergie consacrée à être au départ. L'expérience des Matech girls a tourné court, des écuries entières rentrent bredouilles.
Mais les héros tragiques (au sens grec) de l'édition 2010 resteront Alexander Wurz et Peugeot.
Après avoir perdu la tête de la course tôt ce matin, Peugeot n'avait pas abdiqué. Une voiture d'usine et la 908 engagée par Oreca restaient au contact des Audi. Les écarts n'excédaient pas les trois tours. Et la Peugeot 908 est plus rapides au tour que l'Audi R15+.
Peu avant midi, Alexander Wurz, sur la No 1, sonnait la charge - discrètement, mais efficacement soutenu par la 908 Oreca. But de l'excercice: rentrer dans le même tour que les Audi et tenter alors de profiter de la moindre défaillance.
Mais on ne peut être à la fois le lièvre et la tortue: c'est le grand Autrichien qui a cassé sa boîte deux heures et quart avant l'arrivée, au grand désespoir du public qui espérait une arrivée à suspense.
A 13 h, on semblait se diriger vers un triplé Audi.

14:12 Ecrit par Fridolin Wichser dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 24 heures du mans, peugeot, alexander wurz, sport automobile, endurance, natacha gachnang

